dimanche 18 mai 2014

L'éloge du consommateur idiot




 
Incroyable article de Cyrille Frank. Je reste pantois devant tant de raccourcis. Il faut dire que je tombe de haut. D'une, de mon “piédestal” d'informaticien autodidacte, je ne considère pas le Geek comme une espèce à part. Tout juste comme un besogneux, capable de comprendre ce qu'il se passe à peu près quand on tape sur une touche de clavier. Deuxièmement, j'ai de l'estime pour ce blog qui explore les solutions techniques aux difficultés du journalisme. En effet, la chute inexorable des ventes commence même à atteindre les magazines et souligne la défiance vis à vis du journaliste presque autant haï que le politicien. Le point de vue que j'ai lu m'a déçu.  Passons en revue les contradictions et amalgames de @cyceron avec l'impossibilité d'être exhaustif.
«les pontes de la Silicon Valley et les vendeurs de pelles ne jurent que par ces innovations incroyables qui vont changer nos vies, ils en sont sûrs. C’est oublier un peu vite les freins socio-culturels. »
On parle de qui, de quel endroit ? Des freins socio-culturels de la Silicon Valley ou de la perception que l'on peut avoir en France d'une élite économique ? Sachant que la structure d'investissement américaine est différente du schéma économique de la métropole ? Le constat du fonctionnement qui a prévalu jusque là est mis en évidence par le dernier rapport du Sénat sur l'économie numérique. Il n'y a pas de confusion c'est bien là-bas, qu'ils veulent changer le monde... En France, tout va très bien merci. (notez l'ironie). Toutefois, il y a des expérimentations que je trouve extraordinaire d'objets connectés ici et , parce que bon, heureusement...


« une presse technologique enthousiaste »
Ah ! Donc la presse, les journalistes se doivent d'être neutres ou passionnés ?  La peste ou le choléra d'une certaine manière. Cette phrase dite avec un certain cynisme implique que l'innovation devrait faire l'objet d'une analyse rigoureuse et prospective afin d'en mesurer l'impact financier et humain. Dommage en effet qu'on ne l'ait pas fait pour le débarquement en Normandie, les essais nucléaires, le canon, l'astronomie (mention spéciale pour cette discipline qui consiste à regarder les étoiles...)

En passant, je préférerais être en révolution démocratique permanente plutôt qu'en révolution technologique permanente, mais au fond on a que ce qu'on mérite.


« Pourtant, régulièrement depuis 15 ans, la Silicon Valley se plante »
Alors, cette phrase est proprement exceptionnelle. D'une, c'est faux parce que la logique d'allier business et R&D a permis à la Californie de devenir une énorme puissance financière. Par ailleurs l'échec à la Silicon Valley n'est pas négatif. Bien au contraire, la valeur que l'on donne à l'échec et à l'exemplarité d'un plantage n'a pas d'équivalent en France. Dans cet espace où se confinent petites start-up naissantes et monstres économiques, échouer est une base pour construire quelque chose de mieux, de plus efficace. Tout perdre puis tout reconstruire est ce qui nourrit l'innovation de la Silicon Valley. Je n'envie pas du tout ce mode de fonctionnement mais la logique «française» qui part du principe qu'un échec doit sonner le glas d'une innovation a démontré sa faiblesse. Il n'y a qu'à voir la capacité de la France à créer des initiatives aussi puissantes que Facebook ou Google. Je pense que là l'histoire donne une leçon qu'il serait sage de recevoir, avant de prôner le statu quo...

« Lorsqu’elle porte au pinacle en 2003 un réseau social en 3D, le fameux “Second Life”. Une plateforme totalement moribonde aujourd’hui pour n’avoir conquis, dès l’origine, qu’une poignée d’ultra-branchés. »

L'association des bimondiens
s'est créé suite à la fermeture du Deuxième Monde
Sur Second Life... comment dire. J'aurais aimé que le « Deuxième Monde » de Canal Plus ait autant de succès, mais parce qu'en France on a peur des échecs, l'expérience a été abandonnée. Le « Deuxième Monde » a été créé avant Second Life. J'imagine qu'ils auraient aimé avoir autant de d'utilisateurs que Second Life. Ces expériences innovantes  ont permis de fonder notamment le principe de commerce virtuel. Ces plateformes permettant d'acheter des boissons, des vêtements, fabriqués par des utilisateurs du réseau. Au delà d'un certain dédain, il faut rappeler que ce business a généré prés de 2,2 milliards de $ en 2009. l'innovation succède aux echecs et permet de créer du savoir et de la compétence. Ces démarches créatrices répondent toujours à un besoin. Elles sont le symptôme d'une société par l'adhésion qu'elles provoquent.

Je vais finir avec la longue traîne... parce que je réalise qu'il faudrait une encyclopédie pour démonter les idées reçues sur un univers. Et ceci n'est qu'un billet d'humeur.
« Elle a tort encore, quand elle annonce une nouvelle ère de diversité culturelle grâce à la “longue traîne”, théorie développée par Chris Anderson, ancien rédacteur en chef du magazine Wired. Hypothèse (hélas invalidée), selon laquelle le numérique permettant une diversification infinie de l’offre (pas de problème de stockage, ni distribution), il favorise la diversité de la consommation culturelle. [..] aujourd’hui comme avant, les mêmes blockbusters tiennent le haut du pavé des ventes de biens culturels (livre, musique etc.)»

 Ce n'est pas la thèse principale de la longue traîne. La globalisation de la consommation  a trouvé avec Internet une réponse efficace. Si dans une grande ville, il y a des quartiers spécialisés sur tel ou tel produit, vu le nombre de clients potentiels le commerçant trouvera des acheteurs. Ce qui rend économiquement viable l'existence d'un magasin de boutons, pour reprendre un des exemples cités dans le livre.

L'étude de Chris Warker était partie du constat du potentiel de vente d'Amazon.  Quelle boutique, quel hypermarché pourrait jamais rivaliser avec le choix proposé par de telles enseignes qui n'ont plus de limite de rayonnages ? Simplement on peut comparer le nombre de références disponibles dans un magasin et le nombre de références disponibles sur Amazon. On peut rétorquer qu'un fan fera l'effort d'aller dans sa boutique préférée pour trouver le CD de son groupe underground, Madame Michu, puisqu'on parle beaucoup d'elle, ne fera pas l'effort par manque de connaissance tout simplement.

Elle en restera au choix proposés. Tout comme monsieur Michu, soit dit au passage... Sur un site internet, la consommation de produits culturels sera différente, puisqu'il y a moins de barrières sociales. La compétence n'est pas jugée, on peut vouloir écouter « Houcine Slaoui », on peut être 1 sur 30 millions à savoir qui c'est.. mais la longue traîne (et Internet) permet de pouvoir l'écouter. Ce n'est donc pas aux artistes indépendants que la longue traîne s'adresse mais à la diversité culturelle et à sa diffusion. Monsieur ou madame Michu achèteront donc bien Oulm Kalsoum, parce que c'est incontournable mais auront aussi la possibilité d'acheter des choses plus exotiques. La consommation de produits de masse n'est pas incompatible avec la diversification culturelle.



Cette diversité de choix permet notamment de remplir le panier moyen d'un site internet alors que ce ne sera pas possible dans une boutique. Un client de perdu. La diversité culturelle ne s'arrête pas à la culture underground, elle a aussi un lien avec l'histoire, un lien avec ce qu'on ne connaît pas. Je dirais même que c'est justement là l'intérêt de la diversité culturelle, la sérendipité qui était l’apanage des scientifiques est désormais accessible à tous. Elle nous permet à tous de sortir de la case où la société, la famille, le groupe d'amis nous a installé.

Bref cet article est un monument dédié aux Trolls. Il me parait donc plus adapté d'en discuter autour d'une bière de manière tout à fait vive et passionnée. 

lundi 14 avril 2014

Bilan de l'opération #EchosLive

Pendant quatre jours du 10 avril au 13 avril, Les Échos ont organisé un recrutement sur Twitter et Facebook. Ce recrutement d'un nouveau genre a eu lieu pendant 4 sessions d'une heure entre 16h et 17 heures. Je me suis également porté candidat. L'objectif était de poster des liens vers des informations qui n'avaient pas été publiées par les Echos.




L'ambition de ce recrutement est de créer une rédaction à destination du téléphone mobile sur le modèle de l'application New York Times Now ! Dans la rédaction du célèbre journal new-yorkais, le 15 personnes ont été recrutées.  Pour Les Echos, il s'agit de six journalistes au final.

Puisqu'il faut classer..
J'ai fait quelques statistiques sur l'activité de Twitter pour avoir une vision d'ensemble de l'opération.
D'abord  la mobilisation des 365* personnes au cours des sessions :


Jérôme Patte
49 tweets
Delphine
34 tweets
Clément FAGES
32 tweets
Audrey Bazanella
22 tweets
Franck Jamet
19 tweets
Mehdi Guiraud
17 tweets
Sébastien
10 tweets
Raphaël Ader
8 tweets
Goetz Etienne
8 tweets
Mathilde Sagaire
7 tweets
Nicolas Mollé
5 tweets

Mais cela me parait injuste, dans la mesure ou d'autres candidats ont malheureusement loupé un jour.


Jérôme Patte
4 sessions 49 tweets
shimikal 3 sessions 40 tweets
Delphine 4 sessions 34 tweets
Clément FAGES 4 sessions 32 tweets
Jean-Marc De Jaeger 3 sessions 24 tweets
Audrey Bazanella 4 sessions 22 tweets
Charles Chevillard 3 sessions 21 tweets
Franck Jamet 4 sessions 19 tweets
Amélie Maurial 3 sessions 18 tweets
Amélie Niard 2 sessions 18 tweets
Mehdi Guiraud 4 sessions 17 tweets

Ouf, au moins je suis dans les deux classements.. Bien loin des plus réguliers et des plus prolixes, toutefois.



Du raccourci dans le fabuleux Internet :
Comme mes camarades ont déjà publié leurs billets de blogs. Je publie celui-ci avec en bonus un classement des domaines utilisés hors raccourcisseur de liens, car ceux-ci ne sont pas tous traités de la même manière par Twitter. En effet bit.ly est interprété mais pas forcément po.st (utilisé par Les Echos), goo.gl, ick.li, ou Fb.me .. Pour ceux qui se posent la question de l'utilisation de ces raccourcisseurs de liens. Il ne servent qu'aux auteurs de tweets. En effet Twitter raccourcit de toute manière les liens avec un «t.co» .. C'est totalement transparent mais les analyses de clics ne sont pas accessibles au commun des mortels. Alors pour ceux qui veulent savoir si leurs liens ont du succès, mais tout en rendant visibles le contenu des articles dans la timeline de Twitter, il vaut mieux utiliser bit.ly

Donc, trêve de suspens voici le classement des sites de sources :


12http://www.theguardian.com/
12http://www.challenges.fr/
12http://www.lepoint.fr/
11http://www.lemonde.fr/
9http://mashable.com/
9http://www.lefigaro.fr/
9http://tempsreel.nouvelobs.com/
8http://www.huffingtonpost.fr/
8http://www.bloomberg.com/
7http://www.bfmtv.com/
7http://www.businessinsider.com/
7http://huff.to/
7http://www.liberation.fr/
6http://www.rtbf.be/
6http://www.leparisien.fr/
6http://www.latribune.fr/
5http://blogs.mediapart.fr/
5http://www.nytimes.com/
5http://www.slate.fr/
5http://news.yahoo.com/
5http://u.afp.com/
5http://www.bbc.com/
5http://frenchweb.fr/
5http://tcrn.ch/
4http://french.ruvr.ru/
4http://www.lequipe.fr/
4http://www.franceinfo.fr/
4http://on.wsj.com/
4http://oua.be/
4http://www.ouest-france.fr/
4http://www.reuters.com/

Pour avoir une idée de la différence entre les raccourcisseurs d'URL et les domaines, Bit.ly et J.mp ont 140 liens...
Voilà en bref. Pour ce qui est de l'analyse de la qualité des liens, le fait que l'on ait vu «monter» une info est laissé à la sagacité des rédacteurs des Echos. En effet, j'avoue que je ne suis pas suffisamment habitué à la lecture des échos pour connaître la ligne éditoriale précise. Ensuite, ce nouveau dispositif a pour objectif de recruter de nouveaux lecteurs mais je ne sais pas lesquels. Je suppose que les articles de E!Online intéressent moins les lecteurs des Echos, mais jusqu'à où peut aller la pêche aux infos ? Franchement je trouve déjà que Mashable est à la limite et pourtant...

Voilà je vous dirai si j'ai été contacté, il me semble toutefois que je suis hors classement. Il est peu probable que les 365 participants soient contactés.
* Oui, je sais. Les Echos indiquent 550 participants. J'ai fait aussi pas mal de ménage. Il est possible que mes macros aient manqué des résultats. 

lundi 1 juillet 2013

Wayne Madsen: "conspirationniste est un terme péjoratif pour supprimer le journalisme indépendant"

En partant des révélations de Edward Snowden, ex-employé du service de sécurité américain NSA, l'hebdomadaire Der Spiegel révèle qu'un espionnage méthodique des bureaux du parlement européen a été effectué à Washington et à Bruxelles. Un journaliste américain , ancien sous traitant de la NSA et mis en cause pour son conspirationnisme, déclare dans un journal britannique ne pas comprendre que les autorités européennes soient choquées par des activités datant de la fin de la seconde guerre mondiale. Malgré ce propos qui sent le souffre, il est bien possible que le retrait de l'article du Guardian ait donné plus d'importance que prévu à un quiproquo. Mise en contexte et interview de l'intéressé.


https://www.google.fr/search?client=safari&rls=en&q=Revealed:+secret+European+deals+to+hand+over+private+data+to+America&ie=UTF-8&oe=UTF-8&redir_esc=&ei=LgPQUa3VB8WWPZKZgYAL

Le web a été traversé par cette "rumeur" : des services secrets européens auraient passé des contrats avec les états-unis pour transmettre des données de vie privé. Quand on y réfléchit posément, on se dit pourquoi faire puisqu'avec #PRISM, ils ont déjà tout. Mais on est curieux. Peut-être qu'on va apprendre quelque choses de nouveau. Alors on clique sur ce lien retweeté à tout va et qui déclenche des discussions sans fin.

Et là ce fut le drame : L'article a été retiré. Ce qui était banal réveille le chasseur en nous. On est aux aguets... on a enfin une bonne raison de perdre dix minutes à trois heures pour retrouver ce que l'on veut nous cacher.

Comme dans ce genre de curiosité, nous ne sommes jamais seuls. L'effet de Streisand va prendre aisément le relais, et déjà une version sauvegardée du fameux entretien circule sur Twitter. Immanquablement l'info fait florès : La France, et six autres pays européens, auraient utilisé les infos du programme #PRISM.

Wayne Madsen, désormais journaliste et expert dans la  sécurité, était un expert employé par la NSA il y a quinze ans. Il est régulièrement consulté, lorsqu'il s'agit de ce genre de sujets très proche des théories conspirationnistes. Depuis cet interview, il est d'ailleurs attaqué, pour ses propos antisémites. Il a également produit des enquêtes dont l'une d'entre elle voulait mettre en évidence l'homosexualité de Barack Obama. Voilà ce que dit cet ancien de la NSA dans un blog, conspirationniste, source de l'article du Guardian/Observer.
Madsen named seven EU countries that have been substantially engaged in communications intelligence gathering alongside the US. These are Britain, Denmark, the Netherlands, France, Germany, Spain, and Italy. Those seven countries have formal second and third party status under the NSA’s signals intelligence agreements, and are contractually bound to the US.
Madsen a nommé sept pays européens qui ont engagés des échanges importants d'informations avec les Etats-Unis. Il s'agit de l'Angleterre, du Danemark, des Pays-Bas, de la France, de l'Allemagne, de l'Espagne et de l'Italie. Ces sept pays ont des accords de partenariat privilégié ou de tierce partie sur l'échange de signaux d'intelligence. Ils sont également liés par contrats aux États-Unis.
Pour lui, donc, des accords existent entre la France et les États-Unis pour échanger des informations captées par leur service de renseignement, et  pense que le "tollé moralisateur" des autorités européennes est déplacé. Une réaction qui vient en plein scandale #PRISM et surtout avec la révélation Dimanche, par Der Spiegel.  L'article de l'hebdomadaire allemand mentionne les documents d'Edward Snowden qui relate un espionnage "à l'ancienne" (pose de micros) et infiltration des ordinateurs des bureaux du parlement européen à Washington et de certains bureaux à Bruxelles.

Tandis que ces révélations semblent mettre en péril les négociations sur le commerce en cours, comme a déclaré Viviane Redding, la commissaire européenne à la justice, aux droits fondamentaux et à la citoyenneté.  L'ex de la NSA et actuel enquêteur tente de relativiser cette colère. Il explique que cela fait depuis la fin de la seconde guerre mondiale que les États-Unis ont des accords d'espionnage avec les pays européens.  Le partage de ces "SIGINT", qui sont des signaux de renseignements, perdurent et se sont même accrus alors que les services américains en auraient la part du lion. Cela se fait notamment à travers l'accès partagé de la fibre optique (TAT-14)  qui relie les deux continents américains et européens. Un câble parmi la multitude de Cable optiques actuellement opérationnels et dont la grande majorité est la propriété de sociétés privés.



J'ai contacté Wayne Madsen pour lui demander des informations complémentaires sur ses allégations : Voici la conversation :

Could you tell me more about those contracts between the six countries and us gov ?

The two attached declassified US documents describe NSA's Third party relationships with countries other than the "Second Party" countries of UK, Canada, Australia, and New Zealand.

The second document on page 8 has the list of the Signals Intelligence (SIGINT) Exchange descriptors. Each of those code words corresponds to a Third Party intelligence sharing partner (DIKTER is Norway and SETTEE is South Korea). The others would include the nations I named to The Obsever.


The telegraph was prompt to call you a "fruit loop" and there is this paper on the nation about you. How do you react ? 

It's a shame that the personal attacks on me have clouded the important information that Germany and others are being disingenuous when they claim they are "shocked' by British-NSA spying on the TAT 14 cable in Cornwall. The Germans and Spanish intelligence services have for years been tapping the ATLANTIS-2 cable at Conil de la Frontera, Spain and sending the "take" to NSA. The Germans also listen in on Russian and East European communications for NSA, including on members of the EU.

That is the issue here. The hypocrisy of Merkel, Hollande, and others.

As far as the Telegraph hit piece on me. I am not now a NSA contractor. I am a muckraking investigative journalist and pattern myself after Jack Anderson, Drew Pearson, and I.F. Stone. That's how I now make my living, tracking down stories that no one else will investigate even id it leads to Chicago gay bath houses and places once frequented by Mr. Obama. My trip to Chicago came after a tip from someone close to jailed ex-Illinois Gov. Rod Blagojevich, who was jailed by the Obama Justice Dept. because of his knowledge of Obama's and Rah Emanuel's own corruption in Chicago. Too bad the Telegraph, which represents the Tories, didn't bother to ask about those details.

The Telegraph fails to mention my work in Rwanda for which I was asked to testify before French anti-terrorism judge Jean-Louis Brugiere and the US House of Representatives.

The piece by Neal Gabler in The Nation refers to me as a right wing blogger. I was one of George W. Bush/Dick Cheney's biggest critics and outed Cheney as a client of the late "DC Madam," Deborah Jeane Palfrey, who counted Cheney among her sex escort service clients when he was the chief of Halliburton. Palfrey turned her complete phone list over to me and I used that to help track down Cheney's involvement. I worked with The Globe, a tabloid, on that story, but, then again, that is how I make a living today. It has nothing to do with the veracity of NSA's overseas agreements with Europe to conduct surveillance. 

 The Nation has hired a group of hacks lately. I wrote the Introduction to "Forbidden Truth" about the Saudi role in 9/11, which was published by  Nation Books, owned  by The Nation magazine. They appear to have forgotten about that when they accuse me of being a right wing blogger. Anyway, the term "conspiracy theorist" is used by those, including government supporters, as a pejorative to suppress independent journalism. 

Perhaps The Telegraph should concentrate more on exposing the pedophile activities of leading Tory politicians than in attacking me. Jimmy Savile could not have molested so many children for so many years had The Telegraph pursued some "conspiracy theories" of the time.

Some of the campaign against me and Glenn Greenwald and Edward Snowden appears to be coordinated by a Dr. John Schindler, a full professor at the US Naval War College in Newport, Rhode Island. He has used his affiliation with the college  in his statements to the media. As a former student of the Naval War College, I have complained to the college administration about Schindler using his title and affiliation to attack an alum of the same college as a fabricator, kook, and anti-Semitic. I'm well aware of the tactics of the neo-cons. They were developed by Joseph Goebbels in the 1930s. My Danish journalist grandmother fought against those tactics in Denmark in the 1930s and 40s I continue to fight them today.


2 ème mail : Thank you very much for your answers, the documents are from 2005-2006. what make you believe there are still valid ?

The third and fourth party agreements have been in place since the Cold War. My sources inside NSA and GCHQ say they are still very much in existence and growing in scope.

En conclusion, je dirais : qu'il s'agit de vieux documents, cela ne prouve donc rien. Si on a envie de se faire plaisir et de croire M. Madsen, on constate que l'on ne parle pas de la même chose. Les révélations du Spiegel parle de micros et d'espionnage d'ordinateurs :
The document suggests that in addition to installing bugs in the building in downtown Washington, DC, the European Unionrepresentation's computer network was also infiltrated. In this way, the Americans were able to access discussions in EU rooms as well as emails and internal documents on computers.
Lorsque les documents consultés par le Spiegel parle d'espionnage des locaux du parlement européen, Wayne Madsen parle, lui, d'accords d'échange d'informations. L'article du Guardian a donc fait l'erreur de mettre ça en rapport avec PRISM. Mais sincèrement, je ne vois pas le rapport.

Enfin, le Guardian a bien fait d'enlever l'article, non pas parce que la source n'était pas "fiable", mais surtout parce que le sujet n'est pas le même. À la limite, on peut faire un article de fond sur les coopérations entre services secrets européens et américains...
Je veux bien en faire une pige, tiens ;-)

Voici donc un univers extraordinaire, chaque information devient exceptionnelle, chaque sources, chaque fuites fait monter l'adrénaline. Dans  l'ivresse on veut y voir ce qu'on a toujours pensé : Ils sont partout, ils savent ce que nous faisons, et savent tout de notre vie, notre destin a déjà été programmé de longues années à l'avance. En fait ce serait presque rassurant, ce qui est trop compliqué pour faire sens devient par la magie de la fuite d'information, et de la source unique, l'organisation la plus logique de notre monde.  Si on ne comprend pas c'est sans doute parce qu'on essaie de nous cacher la vérité. Forcément, on ne pourra pas lutter. Forcément. #Oupas.

bon je suis en retard, et je pars en vacance, je dois poster... pardon pour les fautes d'orthographes.

Pour aller plus loin :
Le blog de Wayne Madsen.

jeudi 27 juin 2013

test en direct d'une Fnac ...


La fnac  fait des soldes sur les mac book AIR



... Mais franchement je me demande si c’est très malin d’acheter maintenant un truc aussi cher. 999,90 € tout de même... La question est de savoir ce que je veux faire avec .. et forcément c’est là le vrai soucis... par exemple est-ce que je peux y mettre un serveur ?
La taille du disque dur est de 128 Go avec l’ajout de Xcode je risque de perdre pas mal de place. De la même manière, il est à priori hors de question de faire du montage vidéo dessus.

Donc listons (dans le désordre) ce que je veux faire avec :
  • Accéder au  net : c’est évidemment possible.
  • Regarder des films : avec un écran de 11’’ cela va me paraitre petit. Mais il faut bien avouer que j’ai l’habitude de regarder mes séries sur iPad. Par ailleurs si j’utilise mon disque dur externe, cela va probablement faire du mal à la batterie.
  • Écrire : écrire des articles et prendre des notes. Là apparemment, on s’en sort bien.
  • Gérer des photos … Ah, là, soucis.. le 11’ pouces ne dispose pas de lecteur SD. Pour dérusher et contrôler les images voir pour les transferer sur un disque dur, ça devient très chaud.
    En essayant d'ajouter une photo, ça devient aussi compliqué : avec photo Booth je n'ai pas trouvé comment inverser l'image. Du coup, il me faudra surement une application spécifique pour les images. Gimp, ou tout autre beaucoup plus cher. Je me rends compte que la photo ne va pas être le fort de cet ordinateur. Et sinon tout de suite il faut monter dans la gamme au niveau du disque dur.


  • Quoi d'autre ? Je suis un peu déçu pour l'aspect photo.  La vidéo sera sans doute pas suffisamment approvisionnée en terme d'applications.
Une jeune étudiante à la veille de son entrée à la FAC , se pose la question elle-aussi. Le seul avec lequel elle a déjà une expérience est un mac pro qui appartient à sa mère et date de trois ans.

Evidement le premier inconvénient est l'absence de lecteur DVD. JE suis du coup assez étonné de voir une jeune femme réclamer cet objet du passé. Regarder un film aujourd'hui coute moins cher lorsque l'on le télécarte, comparé à l'achat en magasin.
Je lui conseille donc d'acheter un disque dur externe en USB 3. Le terme l'effraie un peu, mais lorsque je lui dis qu'elle pourra garder ses films sur son disque externe, elle semble tout de suite plus rassurée.

Ensuite, je ne suis pas dupe, quand elle me dit qu'elle fera essentiellement du traitement de texte avec cet ordinateur , vu qu'elle est en ES. D'ailleurs son «Oh non je ne vais m'exploser les yeux !» me confirme qu'elle aura besoin d'un peu de confort de visualisation.

Bref, moi j'arrive bien à écrire avec un Mac Book AIR si ce n'est la fermeture de Safari quand je ferme l'ordinateur. La durée de vie de la Batterie de quelque 9h est extraordinaire. Mais c'est pour le 13' que la durée de batterie est incroyable avec ces 12h !
Cependant tout de suite on monte en gamme avec un tarif de quelque 1099 €. Ça ne fait pas tant que ça vu les avantages qu'on en retire. Je veux dire la taille de l'écran et  la durée de la batterie.

La stratégie commerciale est assez évidente : les prix du bas de gamme sont suffisamment haut pour pouvoir comparer avec le produit tête de pont de  Apple.  c'est cent euros ne paraissent pas importants au regard des avantages : un écran 13', un slot SD HC et une autonomie de 12h, donc... et de dix heures pour regarder des films ;).

J'ai l'impression, par contre que les commerciaux de la FNAC se sont trompés sur le site de vente en ligne : parce que mettre l'un à coté de l'autre un mac book pro à 1199 € et un mac book air à 1099  € rendent le choix confus. Pourquoi acheter un ordi à 1099 avec un disque dur de 128 Go alors que le mac book pro a un disque dur de 500 Go..  Oui les geeks compareront les 5400 tr/min du dernier et les 128 Go en SSD... Mais combien de clients font la différence , vraiment ? Et surtout est-ce l'explication «c'est plus rapide» est compréhensible ? Elle est faite à partir d'un système de référence du vendeur-spécialiste pas forcément pour l'acheteur. Et est-ce vraiment utile 

Maintenant que ce soit en ligne ou en magasin le prix est le même.

Pour voir la différence je viens de passer sur un MBA 13' .... oui bon c'est nettement mieux quand même. On sent moins l'écran qui réduit tout pour rentrer applications dans l'écran. Là, je me fait moins mal aux yeux comme disait la jeune fille. Vraiment est très appréciable d'entrée.

Deuxième client , beaucoup plus agé qui vient sur le stand apple. il touche l'écran pour faire déplacer les fenêtres... Windows 8 est passé par là.  Il se pose des questions, vu qu'il a un PC à la maison mais il se demande si ce n'est pas trop cher. C'est le critère de ralliement des macophiles.. le prix. 

Un autre client passe mais mon accès à gmail est révoqué par le pare-feu de la FNAC. J'ai cette impression que les vendeurs n'apprécient pas que je reste ainsi à utiliser les ordis sans claires intentions d'acheter...

 Je m'en vais.

vendredi 25 janvier 2013

#limpopo #Inondations au #Mozambique : 15000 crocodiles dans la nature